23 juin 2006

DADVSI fidèle à elle même...

Ce matin sur PC Inpact
Là ça tourne à la blague générale: une réunion d'une commission unilatérale pour faire adopter arbitrairement une loi qui déplait jusqu'au cœur de la majorité, qui est inapplicable (voir Standblog[en] )....
Sans même me poser dans l'opposition, je ne vois pas où veut en venir M. de Vabres, à part faire passer en force une loi favorable à quelques entreprises dont l'activité même dépend...
Les décisions de l'opposition sont compréhensibles mais pour moi manquent certainement de pragmatisme; de même que lors de la première lecture le boycott par les élus de l'opposition avait permis aux défenseurs de cette parodie de loi de bénéficier d'une majorité large, il n'aurait pas coûté grand chose de tenter tout au moins de gêner l'action de la commission, afin de peut-être faire fléchit quelques-uns de ses membres...
De plus le fait est que l'on entend pas vraiment l'avis des candidats potentiels aux présidentielles, tant de gauche que de droite, sur ce thème, ce qui semble montrer une certaine désaffection pour le sujet. La difficulté de notre tâche est donc d'empêcher une loi dangereuse de passer, alors même que ses potentielles victimes n'en savent rien, n'en veulent rien savoir, et sont maintenant les seules à pouvoir vraiment changer la donne....
Christian Paul sur son blog propose un Appel de la dernière Chance...
Je ne peux qu'y souscrire, en espérant que M.Sarkozy saura nous montrer qu'il n'est pas un démagogue mais un pragmatique, et que Mme Royal nous prouvera qu'elle se soucie vraiment de la population française....

22 juin 2006

Pourquoi je suis de moins en moins démocrate....

La toute récente affaire Clearstream, et pour les technophiles le débat DADVSI, mettent en lumière un problème qui m'apparaît fondamental: quelle place politique donner au monde économique?
la société de type capitaliste est cybernétiquement composée de trois éléments interdépendants:
le monde politique, c'est à dire le système d'opération de notre schéma global, le monde économique qui en est le système moteur, puisqu'il donne au monde politique et au troisième pôle, la population, les moyens financiers et matériels (emploi, services, innovation, recherche, etc) de vivre.
Les interactions sont en gros les suivantes:
  • la population choisit le pouvoir politique, et réféchit (intellectuels) aux orientations à donner à la politique; la population fait fonctionner le monde économique en fournissant son travail et en consommant.
  • Le monde politique contrôle la population et le secteur économique par la loi ou l'intervention directe (négociation etc.)
  • Le monde économique finance la vie de la population.
On constate que le monde économique n'a pas de moyens directs de défendre ses intérêts et d'influer sur la vie de la nation. Il ne passe que par l'entremise du droit de vote de la population.
Ceci officiellement.
En pratique les interconnexions sont bien réels: financements plus ou moins occultes, commissions, groupes de réflexion (Groupe de Bilderberg par exemple), qui n'ont aucun caractère institutionnel et sont donc plus ou moins incontrôlés, et de toute façon peu républicains.
Ces interconnexions sont plus ou moins fortes, premier paramètre.
La population est plus ou moins orientée économie, deuxième paramètre.
Ces deux paramètres règlent l'orientation de la société:
Si la société fonctionne au profit du secteur économique, alors la population sera peut-être désavantagée, voire exploitée (voir problèmes sociaux au XIX° siècle), et la guerre sociale provoque une rétroaction négative sur l'écomomie.
À l'inverse, dans une société socialiste, le secteur économique pourra lui aussi être mis en difficulté, d'où une rétroaction négative à nouveau, cette fois ci sur la population.
D'où un retour à l'équilibre, pour peu que le libéralisme soit présent pour permettre cette régulation.
On ne cherche donc pas un système politique absolument équilibré, mais plutot un système temporellement équilibré, par un système cyclique (cf R.Aron, 18 leçons sur la société industrielle) : chaque système a ses défauts, ce qui provoque un changement de système/régime qui corrige ces défauts mais en introduit d'autres. Une société qui fonctionne bien est une société chez qui ces oscillations sont les plus faibles possibles, ce qui implique un équilibre des masses entre Économie et Population.
Or politiquement ce n'est pas le cas dans une démocratie: Seule la population a le pouvoir (en théorie évidemment) , les entreprises ne peuvent s'exprimer qu'officieusment, et ne peuvent choisir les dirigeants du pays qu'officieusement (ce dont elles ne se privent pas...).
Donnerons nous le droit de vote aux personnes morales?
Effectivement dans notre modèle l'idée est séduisante...
Cependant on ne voit pas en quoi celà empecherait les entreprises de continuer leurs interventions officieuses... Certes non... eh bien si.
En fait sur les millions d'entreprises françaises, seules une poignée, les plus puissantes, agissent parfois ainsi...au détriment de leurs concurrentes plus petites. Donner à ces dernières un moyen supplémentaire de s'exprimer, ne serait-ce pas un bon moyen de rééquilibrer la concurrence?
Sans compter que la perspective de peser une voix de plus pourrait inciter les Français à fonder encore plus d'entreprises...


06 mai 2006

Site en construction

Ça y est encore un nouveau blog français...
À part ça il va falloir encore un poil de temps avant de voir autre chose que ça désolé...
Pour l'instant mon vaporblog attend le bon vouloir de son auteur à qui écrire des articles politiques prend beaucoup de temps.....
Avec la fin des concours blanc et un peu de sommeil ça devrait vite recommencer...
patience!!

(en fait je dis ça pour moi surtout parce que y'a pas encore beaucoup de monde qui connait cette adresse...)